La résolution a été adoptée par consensus lors d’une réunion à Lisle-sur-Tarn de l’Instance de coconstruction (ICC) qui réunit 51 personnes – élus locaux, associations environnementalistes et agriculteurs – afin de trouver une solution aux problèmes d’irrigation soulevés par les agriculteurs, dans la vallée du Tescou.

Une étude confiée à l’agence de l’eau

La résolution adoptée lundi prévoit d’une part la poursuite d’études sur les besoins en eau, réclamées par les associations environnementalistes et qui seront menées par l’Agence de l’eau dans un délai d’un à deux mois au maximum. Les besoins en eau présentés jusqu’alors étaient contestés par les associations qui les jugeaient surdimensionnés.

L’ICC a aussi approuvé « le schéma de l’organisation de la ressource en eau » dans cette vallée. Trois axes complémentaires, dont l’un sur la création d’une retenue sur le haut-bassin du Tescou, sont listés. La retenue, édifiée en amont du site où devait être construit le barrage de Sivens, est prévue pour une capacité « allant jusqu’à 1 million de mètres cubes disponibles », en fonction de la faisabilité technique et constructible.

« La création de la retenue est actée, on est au-dessus de Sivens, on ne touche pas à cette zone réhabilitée », après l’abandon du barrage contesté par les environnementalistes et des zadistes, a précisé le maire de Salvetat-Belmontet, coprésident de l’ICC, Bernard Pezous.

Mutualisation des ressources

Enfin, l’ICC a adopté la « mutualisation » des ressources en eau contenues dans des retenues collinaires individuelles. Ces retenues sont au nombre de 220, selon Claude Forgeot, du Collectif Testet. Elles ont été construites par les agriculteurs et financées par l’État.

Le site retenu en 2012 pour un barrage avait provoqué une levée de boucliers des environnementalistes, opposés notamment à la destruction d’une zone humide, et conduit à l’occupation du site de Sivens par des zadistes. En décembre 2015, le projet de barrage avait été abandonné et une procédure de concertation engagée.

AFP